Des îles où j'ai vécu, la Corse est celle qui m'a sans doute le
plus marquée, non pas en raison de sa beauté, je suis plus sensible aux
lagons polynésiens qu'au granit rose, mais en raison de sa jeunesse,
délicieuse et cependant engluée dans des stéréotypes mortifères.
Il m'est arrivé de retrouver des publicités, des modes d'emploi, des
descriptions d'armes à feu, dans les corbeilles à papiers des salles
d'informatique de mon lycée. Sujet tabou. A plus forte raison pour une
femme.
En informer le chef d'établissement est apparu, sinon comme une
véritable
provocation de ma part, du moins comme une maladresse de pinzuti. Ce
que je ne suis pas non plus.
Pour tous, il était préférable
d'ignorer que l'accès à internet avec le matériel du lycée permettait à
nos élèves de se former en balistique plutôt qu'en bureautique.
En
deux ans d'exercice dans cette académie, j'ai connu plus de deuils par
mort violente, dans mon environnement professionnel, que dans toute ma
carrière : suicide, assassinats, tentative d'assassinat, accidents
mortels...
Sans parler des décès récents de ces anciens élèves qui ont disparu,
assassiné ou dans des accidents de la route, ni de cette horrible barbarie accomplie sur un adolescent.
C'est pourquoi je salue cet article paru dans Corsica .
*definizione: ARMURERIA. Arma à focu purtabile individuale, à
canna corta, di pocu pesu è di pocu incombru, chì si tene generalmente
d’una manu è usata per tiru riavvicinatu.
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