Oxygène

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366 Réel à prise rapide

Fil des billets

samedi, 4 août 2012

Phrases entendues

 20h 25 : "Madame, Monsieur, nous venons d'atterrir à l'aéroport de Marseille-Provence. La température extérieure est de 28°. Nous espérons que vous avez fait un agréable voyage et que nous vous retrouverons très prochainement sur les lignes de Royal Air Maroc".

21h 25 : " Mais c'est pas vrai ! Regardez ! L'avion a redécollé et nous n'avons toujours pas nos bagages!"

tapis roulant

21h 30 : " Ca c'est Marseille!"

21h 31 : "J'arrive de Douala via Casa et je me suis levé à 5h du matin."

22h 00 :   "Ah ! Les voilà ! C'est pas trop tôt !

22h 02 : "Le tapis roulant est en panne..."

22h 10 : " Les passagers du vol Royal Air Maroc T 732 sont informés que la délivrance des bagages est différée."

22h 10 : " Différée ??? Nos bagages ! On veut nos bagages !"

22h 12 : " Les passagers du vol Royal Air Maroc T 732 sont informés que la délivrance des bagages est  légèrement différée."

22h 12 : " Il est où est le chef d'escale ?"

Tabac22h 13 : " Messieurs ce lieu et un lieu non fumeurs."
No smoking














22h 14 : " Quand je pense qu'on paye des taxes d'aéroport pour un foutoir pareil."

22h 15 : ÂÂh, ça y est , ça marche !Effondrement

22h 15 : " Regardez-moi ça ! Ils ont empilé les valises sur le tapis ! Attention, ça va tomber !

22h 16 : C'est la mienne, là !

jeudi, 2 août 2012

Horizontales et verticales

Carreaux de ciments

Comme des ouvrages dans une bibliothèque, les carreaux de ciments s'ordonnent en verticales et horizontales et leur belle histoire qui mérite d'être contée le sera peut être prochainement.

Mangé

A 19h 33, heure locale, juste au moment où le soleil disparaît dans l'océan, ai mangé une datte pour entamer le rituel de rupture du jeûne.  Ai mangé ensuite une harira, des briouats, des melouis ,des griouechs, des beghrirs, des oeufs durs...Merci l'ami qui a pensé à me faire partager ce moment de pure convivialité.

mardi, 31 juillet 2012

Un seul mot

SPAM ! Tel est le mot du jour. Celui qui me désole car mes commentaires n'apparaissent ni sur le site d'Obni, ni sur celui de Samantdi, ni sur le mien !

Il me faut faire une petite manipulation pour pouvoir vous répondre chez moi et bluffer les filtres de Dotclear. J'espère trouver rapidement une solution.

 

lundi, 30 juillet 2012

Un objet par terre

S 21.JPG




















Camp S 21, Phnom Penh, Cambodge

mardi, 12 juin 2012

Une confidence

En cas d'injustice, de mauvaise foi ou de tentative d'instrumentalisation, je deviens une vraie teigneuse et entre en guerre illico presto pour ne cesser le combat que lorsque la leçon a été comprise.
Pourquoi l'instrumentalisation et la manipulation me mettent-elles en rage ? C'est un mystère.
Pour ce qui est de l'injustice, il semble qu'il y ait eu une transmission familiale, de génération en génération depuis la déportation, les fers aux pieds, d'un aïeul républicain opposé à Napoléon III.

dimanche, 10 juin 2012

D'aujourd'hui j'oublierai

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D'aujourd'hui, j'oublierai demain que j'ai secoué les tapis, nettoyé la plaque de cuisson et récuré la baignoire. En revanche, je n'oublierai pas cette rencontre avec une ancienne élève, une Malbaraise belle comme tout, équilibrée, et construisant de beaux projets d'avenir.

  A 18 ans elle a laissé derrière elle l'ingratude  de son adolescence et ce soir au bureau de vote, elle avait tout d'une déesse du panthéon hindouiste en boléro de soie, le nombril à l'air, les bras couverts de bracelets scintillants... 

Les messieurs qui la dévoraient des yeux ne l'oublieront pas non plus.

samedi, 9 juin 2012

Petite lumière

Petite lumière



























En écho au billet d'Obni.

vendredi, 8 juin 2012

Je n'ai rien dit quand

Il était vautré sur sa chaise de plastique, une bière à la main et me toisait. Très macho.
Il savait bien que je n'étais pas d'accord avec ses décisions et que je les refuserais.
Il savait bien que je dirais haut et fort ma désapprobation pour ces stupides façons de faire et les "ladi lafé" qu'il colportait de façon malveillante.
Il semblait tellement goûter le plaisir de se montrer odieux que je n'ai rien dit quand j'ai vu se plier le pied de la chaise.

jeudi, 7 juin 2012

Orgueil de petit chef

Le petit chef est un grand orgueilleux. Loin de prendre avec humilité la mesure de son incompétence et de son inexpérience, il plastronne et se pavanne, occupant à lui seul l'espace qui nous est réservé.
Impossible de lui échapper, il est partout, sait tout, commente tout et se plante régulièrement. Il ne comprend ni nos stratégies pour l'éviter, ni les sourires ironiques ou les saluts furtifs. Le petit chef se pense grand chef.

mercredi, 6 juin 2012

Un jeu

Sous le préau d'une école végétale, de gracieux lutins aux pieds violets se poursuivent. Ce sont de petites Hmongs "rouges" que ni la pluie, ni le brouillard, ni la température glaciale ne détournent du bonheur de jouer.

Petites filles Hmongs Rouges

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mardi, 5 juin 2012

Un parfum

Nous avons filé par la route tortueuse en direction du cirque de Salazie, vers la Mare à Poule d'eau. C'est là que nous organiserons notre grand pique-nique créole en l'honneur du départ de C...
En cette fin de journée d'hiver austral, le soleil est très bas et les gorges que nous traversons peu éclairées. Nous grimpons, lacet après lacet, pour nous arrêter en altitude, près de la lumière et à l'entrée d'un sentier de randonnée.


Mare à Poule d'eau


Après avoir franchi quelques mètres c'est un ravissement.
La Mare est sublime. Nous chuchotons pour ne pas troubler le silence. Un pêcheur, clope au bec ramène sa prise sur le bord.

Notre arrivée dérange les poules d'eau qui nagent en piaillant comme des volailles de basse-cour.  Je reconnais leur cri familier bien que je n'en aie pas entendu depuis fort longtemps.
D'énormes daturas aux fleurs orangé voisinent avec les bambous géants. Ils ne sentent rien, contrairement à ceux qui ornent les jardins marocains, mais un léger parfum, fleuri, très délicat, accompagne notre promenade. Je penche pour du jasmin.
Il fait presque nuit et il est inutile de s'attarder plus longtemps. Nous reviendrons. De préférence le matin.

Une action soignée

Rien de soigné aujourd'hui. Que du désordre ! Des élèves excités comme des puces, des saisies à faire sur ordinateur en veux-tu en voilà. Les mêmes ordinateurs inaccessibles sauf à réserver sa place 3 jours à l'avance alors que l'on ne peux accéder à certaines fonctions qu'à partir du serveur du collège et qu'il n'y a que deux bécanes pour 50 profs. Les pions en goguette, la direction ailleurs... Bref la chienlit!

dimanche, 3 juin 2012

Je n'aime pas

Aujourd'hui, Brice Hortefeux est interviewé sur I.Télé. La journaliste lui demande ce qu'il pense de la suppression du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Et voilà qu'il répond que les socialistes ont conservé le dispositif mis en place par l'UMP  puisque l'Immigration reste rattachée à l'Intérieur !

 Quel bobard ! Du temps de Daniel Vaillant ou de Jean Pierre Chevènement  il en était déjà ainsi.

Voilà que les sbire de cette droite que je honnis vont nous faire croire qu'ils ont créé l'Etat, qu'ils ont fait la Révolution française, rédigé tous les textes administratifs, tracé les frontières de la France,  rendu l'école gratuite laïque et obligatoire... Que sais-je encore ?

Menteurs !

Edit du 4 juin : encore un retard ! J'ai oublié de publier ce billet après l'avoir rédigé.

samedi, 2 juin 2012

Une addiction

 Petite fille, c'était par dizaines de morceaux que je me gavais quotidiennement de sucre accompagnés d'un morceau de pain. Il était inutile de vouloir me nourrir autrement.
Chacun y allant de sa méthode pour me faire manger aux repas, toute la famille s'est cassé les dents sur mon refus obstiné.
Pain et sucre, sucres lents et sucres rapides, telle a été ma nourriture pendant des années au grand désespoir des différents dentistes qui ont soigné mes caries.

Que reste-t-il de (avec retard)

Restes














Que reste-t-il de la soirée d'inauguration du nouveau siège d'Izi, mon prestataire de téléphonie ? Des dizaines de cadavres de bouteilles de champagne qui jonchent le sol à 11h du matin, dans une zone d'activités commerciales déserte. Un spectacle indécent.

jeudi, 31 mai 2012

Comme une touriste

 La pluie s'est calmée, les nuages ont fui et j'ai sorti mes lunettes de soleil, celles que mes élèves adorent et qui leur font dire :   " Vous avez le look" ou bien "Vous avez la blue touch".

C'était mon seul point commun avec une touriste.

Pour le reste, j'ai enfilé 7h de cours et les ados n'ont pas eu le droit de bouger une oreille. Et bien, ce fut réjouissant. Ils ont été charmants et nous avons pu nous amuser à faire des croquis de l'organisation de l'espace californien, à comparer des taux d'urbanisation et à parler de laïcité.

mercredi, 30 mai 2012

La peine de

Ce n'est pas la peine  de se creuser la tête. Rien, absolument rien ne correspond aux mots d'aujourd'hui, pas plus qu'à celui d'hier. J'en conclue  conclus que cet exercice devient de plus en plus difficile et que je devrai davantage me concentrer sur ce qui paraît insignifiant si je veux arriver au 366ème billet.

Edit du 31 mai : faute d'orthographe corrigée grâce à Karaba, mais je maintiens le futur à je devrai.

dimanche, 27 mai 2012

Beaucoup trop de

Le vent est violent et glacé.  Je suppose qu'il vient de l'Antarctique.  Les draps s'enroulent autour du fil à linge, la poussière pénètre subrepticement dans la maison et je ferme toutes les fenêtres habituellement ouvertes jusqu'à la nuit. Des souvenirs d'Irlande remontent dans ma mémoire, stimulés par les sifflements des bourrasques et le grondement de l'océan.
Les cannes à sucre ondulent, les bambous grincent et les papayers penchent dangereusement.
Décidément, il y a beaucoup trop de vent aujourd'hui.

samedi, 26 mai 2012

Une pensée sauvage

"Pour nourrir leurs chiens ils emmenaient avec eux les Indiens enchaînés comme des troupeaux de porcs et ils se disaient les uns les autres : "Prête-moi un quartier de ces drôles pour mes chiens en attendant que j'en tue un autre ", comme s'ils échangeaient un quartier de porc ou de mouton."

                                                                                                            Las Casas, Brève relation de la destruction des Indes, 1542

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