Oxygène

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Boussoles et astrolabes

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lundi, 30 juillet 2012

Mot d'absence

Veuillez excuser la longue absence d'Oxygène, dûe dans un premier temps à une grosse fatigue elle-même causée par une très violente et très désagréable agression verbale sur son lieu de travail.

Dans un second temps, Oxygène eu le bonheur de faire condamner une deuxième fois l'Etat, et, le champagne aidant, cela lui a un peu tourné la tête.

Enfin, Oxygène a pris la diagonale, au propre comme au figuré et changé d'hémisphère, d'océan et de méridien. 

Al Maghrib

Le retour à la normale se fera progressivement et les jours sans 366 seront peut-être rattrapés. Je dis bien : "peut être..."

Edit pour Leeloolène : je me rends compte que cette absence se reproduit sur un schéma déjà vécu. Cela va nourrir ma réflexion.

vendredi, 30 mars 2012

Aujourd'hui le monde est petit

  Sur mon album photo, le monde est petit et je retrouve le Vanuatu sur l'île de Malikulo. Malgré leur dénuement, les Big Nambas nous ont accueillis  du mieux qu'ils pouvaient. Nous avons mangé le laplap, visité les jardins vivriers dans la forêt et longuement discuté avec un jeune homme anglophone. Pour nous faire plaisir, ils ont revêtu, si l'on peut dire, leurs  vêtements traditionnels et martelé toute la journée leurs immenses tambours. J'ai adoré les décors et les parures. Big_Nambas.JPG

Photo prise avec une Mavika à disquette. Une antiquité !

samedi, 11 février 2012

Galeuse


Je le connais bien, ce prurit insupportable. Chaque soir, démangeaisons de feu. Partout. Sur les parties les plus tendres de mon anatomie.

Gale N°1 : Alger. Une copine qui avait recueilli un enfant des rues à Bab El Oued me l'avait refilée via un châle.  J'avais attendu deux mois pour consulter, persuadée que c'était de l'urticaire.

Traitement : un produit jaune malodorant à passer sur tout le corps, au pinceau, après avoir pris une douche bien chaude et s'être brossé vigoureusement. A répéter durant plusieurs jours. Durée de l'application une bonne demie-heure,  ajouter autant pour le séchage. Décontamination de tous les textiles de la maison. Une véritable épreuve mais efficace. Tous les jours je découvrais de minuscules sarcoptes morts sur mes avants bras et mes poignets.

Gale N°2 : Alger encore,  un an plus tard. Comment ? Mystère et boule de gomme.

Gale N°3 : à Rosa, en Espagne. L'épidémie était si importante que le médecin m'a dit qu'elle se transmettait par le sable de la plage. Bel Enfant a été lui aussi contaminé.

Traitement : par bombe aérosol. Magique !

Gale N°4 : aux Tuamotu, à Fakarava l'un des plus beaux sites de plongée du monde, mais dans une pension de famille mal tenue...

Gale N°5: sans doute grâce à une couverture contaminée dans l'avion entre St Denis et Marseille. Lorsque je l'ai sortie de son sachet plastique elle sentait mauvais. Une odeur de pieds et de corps jamais lavé. Bêtement je l'ai posée sur mes jambes, loin de mes narines, au lieu d'en demander une autre.

Traitement : 4 comprimés à prendre en une seule fois. Magiquissime ! Je suis débarrassée de ces vermines en 24h. 

 Ces sarcoptes sont une vraie plaie. Reste cependant le pire de tous, le grand Sarkopte.


samedi, 12 février 2011

Du Nil à la Méditerranée

Depuis  un siècle, l'Egypte rayonne, du Proche-Orient au Maghreb, par sa culture, son cinéma, sa musique et le rôle politique majeur qu'elle joue dans la région. Appuyée par les Etats-Unis, voilà qu'elle se débarrasse de son dictateur en deux coups de cuiller à pot.

Les conséquences en seront considérables, au delà même du monde arabe, en bouleversant la géopolitique de l'espace méditerranéen. Celui même que Sarkozy voulait  unifier sous la houlette de Ben Ali et de Moubarak qui viennent chacun d'abandonner lamentablement le pouvoir.

Le roi du Maroc, Mohamed VI était le seul des 43 chef d'Etat et de gouvernement  à ne pas s'être déplacé en juillet 2008 pour le lancement de l'Union pour la Méditerranée coprésidé  à Paris par Sarkozy et Moubarak. Il enfonçait ainsi un premier coin dans la brillante politique méditerranéenne de l'Elysée.
En effet, le projet initial élaboré par l'Union européenne avait été détourné  par les conseillers de Sarkozy qui espéraient renforcer le poids politique de celui-ci face à Angela Merkel. Quoi de plus naturel alors que de s'appuyer sur deux tyrans bling bling ?
Les révolutions tunisiennes et égyptiennes viennent de finir le travail et  d'enterrer l'UPM version UMP.

Que cet échec si discret et si peu commenté par les gazettes soit, je l'espère de tout mon coeur, de très mauvais augure pour le proconsul qui  nous dirige et que le balancier de la révolution se déplace chez nous, au Nord de Mare Nostrum !

Edit de 16h : ici un article d'Esther Benbassa sur Rue 89, et là, une analyse de Pierre Sema, directeur de l'institut d'histoire de la Révolution française, sur le site du Comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire.  Tous deux nous invitent à nous défaire de notre regard colonialiste sur le monde arabe.

lundi, 31 janvier 2011

Chapeau pointu

Mais comment font les Vietnamiennes pour garder leurs chapeaux impeccablement droits et pointus ?

Ils ont l'air si fragiles...

En tous cas, elles sont d'une élégance folle avec ce couvre chef. Quelle ligne !

Il y a différentes hauteur de chapeaux en feuilles de bananier et paille de riz : celui du paysan, qui déborde largement sur les épaules pour le protéger de la pluie dans les rizières, celui du soldat, très court au dessus des yeux et qui dégage bien la vue à 180°, celui de la jolie femme qui craint le soleil et se cache tout la visage.

Les plus beaux viennent de Hué. Entre les couches de bananier, les artisanes intercalent une fine feuille de papier coloré et découpé de symboles protecteurs que l'on voit à contrejour en plaçant le chapeau devant le soleil.

Comme des messages secrets.


jeudi, 6 janvier 2011

Chez Oncle Ho

Nous y voilà ! Les deux pieds au nord du fameux 17ème parallèle. Impossible pour Azote et pour moi de ne pas évoquer la guerre du Viet Nam ni celle d'Indochine, tant les noms de lieux nous sont familiers pour les avoir avoir entendus à la radio pendant des années et des années.
Impossible non plus d'oublier l'abominable bagne des Annamites à proximité de la crique Anguille en Guyane. Les nationalistes Vietnamiens y ont été déportés par le pouvoir colonial dans les années 30. Très peu en sont revenus.

A Hanoï, notre programme prévoit des visites de pagodes et de temples mais, à la surprise de notre jeune guide, nous le modifions pour rendre visite à Ho Chi Minh.


Il faut montrer patte blanche et passer par un service de sécurité digne de l'aéroport de Los Angeles pour pénétrer dans le mausolée consacré au grand homme.

De très jeunes soldats en uniforme  d'apparat guident la visite et nous indiquent comment respecter le protocole, dans la discipline. Devant, moi, une touriste est rappelée à l'ordre pour son manque de recueillement.

La foule défile en en rang par deux pour pénétrer dans le mémorial, puis en file indienne, autour de la petite momie qui repose dans un énorme cercueil de cristal. 

 Encadré par une responsable du parti communiste, un groupe d'une centaine de paysannes très pauvrement vêtues accomplit son pèlerinage.  Elles sont trop jeunes pour avoir connu Ho Chi Minh et pourtant, j'en observe plusieurs qui repartent en pleurs, le visage bouleversé.

Cependant, nous sommes très étonnés par la présence de dizaines de touristes américains dont plusieurs sont accompagnés d'enfants. Presque tous ont des cheveux blancs et je me demande si les hommes ne reviennent pas ici retrouver des souvenirs de jeunesse.  Ou peut-être exorciser certains d'entre eux.

En architecture comme pour les techniques d'embaumement, le savoir faire soviétique a été mis à contribution et le résultat est   monumental.

Les photos ne sont permises qu'à la distance ci-dessus.

Finalement, c'est dans la sobriété de sa ravissante maison sur pilotis transformée en musée que nous retrouverons le mieux l'esprit de l'oncle Ho.



Que le calme et la tranquillité du décor ne nous trompent pas.
A dix mètres de la chaise longue, se trouve l'entrée de l'abri antiaérien. 

lundi, 18 janvier 2010

A propos d'Haïti

  Leelolène et Akynou ont exprimé avec talent ce que j'ai ressenti moi aussi à l'annonce de la catstrophe d'Haïti. Parce que j'ai vécu plusieurs tremblements de terre,  je suis aussi très attentive à ces tragédies. à leurs causes et à leurs conséquences humaines.


Comme bien souvent, les sociétés aménagent l'espace en fonction de leur l'histoire, des contraintes naturelles et de leur développement économique. C'est le cas à Haïti, mais pas seulement.  En effet, avec la révolution urbaine, les victimes des séismes seront de plus en plus nombreuses.
La croissance économique des pays pauvres s'accompagne de la multiplication d'édifices extrêmement fragiles en cas de secousse sismique. Bien plus fragiles que les bidonvilles.

Aussi, de l"Amérique du sud, à l'Afrique et au Proche -Orient, les paysages urbains sont-ils de plus en plus identiques et de moins en moins typiques.
 
Boutique en rez-de chaussée et habitation au premier, les constructions individuelles des classes moyennes  sont semblables  : encorbellements, lourdes portes en ferronnerie, fers à béton dépassant des toits pour un éventuel étage supplémentaire...  Désormais, une bonne partie de la population mondiale vit dans des édifices bâtis  selon les mêmes techniques : dalles de béton, briques d'agglo et  piliers de guingois.

Par exemple, la plupart des villes du Maghreb, sont exposées à une catastrophe majeure en cas de séisme et nul ne peut circuler dans les ruelles des quartiers construits depuis 30 ans sans se dire "Pourvu qu'il n'y ait pas de tremblement de terre !"

 Cependant, en cas de catastrophe, ce n'est ni la pauvreté, ni la Providence qui sont à l'origine des dizaines de milliers de victimes. C'est la richesse que veulent accumuler une petite minorité d'affairistes  cupides et prédateurs.
 Le plus souvent, les normes de construction, s'il y en a, sont contournées, ainsi que les règlements d'urbanisme comme à Izmit en Turquie, détruite par un séisme en  août 1999. Du sable de mer  non lavé et riche en sel avait été mélangé au béton des constructions. Il y a eu 10000 morts et 20000 disparus.
 Ainsi les conséquences des séismes sont-elles à la hauteur de la corruption, de l'abandon des populations et de la puissance des mafias du bâtiment et du BTP liées aux pouvoirs politiques.
Les victimes de Port au Prince et des villages alentours seront infiniment nombreuses.

Le 3 janvier 2002, un séisme de 7,3  aussi puissant que celui d'Haïti, a touché Port Vila, la capitale du Vanuatu, l'un des pays les plus pauvres du monde.
J'y étais. J'ai ressenti la violence de la secousse.
Il n'y a pas eu une seule victime.
Depuis 1970, des normes de sécurité très strictes sont appliquées dans cet archipel soumis à de nombreux risques naturels.
Et elles sont respectées. En dépit de la pauvreté et de l'instabilité politique.

mardi, 10 novembre 2009

Il est au trou !

Gaston Flosse enfin en taule ! On n'y croyait plus...

Cet ex instituteur, ancien ministre,  élu de la République, est réputé posséder l'une des plus grandes fortunes du Pacifique.

A Tahiti, personne ne se fait d'illusions sur les moyens utilisés par Gaston pour acquérir ce patrimoine. Pourtant, depuis plus de dix ans, aucune plainte devant la justice n'a rencontré le succès obtenu aujourd'hui.

De non lieux en relaxe, toutes les affaires le concernant ont suivi le même parcours : pour défenseur, un avocat brillant et, comme lui, membre du RPR, plusieurs passages devant  la même juridiction parisienne présidée par un RPR ainsi que la protection de Jacques Chirac, fondateur du RPR et Président de la République. Le tour était joué ! A chaque plainte.

Monsieur Flosse pouvait retourner tranquillement à ses gros trafics et à sa spécialité : le détournement de l'argent public.
 

Est-il le seul à avoir profité de la manne ahurissante que la République déverse sans compter sur la Polynésie ? Cet argent n'est-il pas revenu en métropole servir d'autres intérêts ?

Il serait intéressant de se pencher sur l'amour manifesté à ce territoire par certains qui ont fait le voyage à Tahiti, en particulier avant l'élection présidentielle de 2002, et qui en sont repartis le sourire aux lèvres.

Il serait intéressant de se pencher sur les tarifs de certains services gérés par des multinationales françaises proches de l'ex RPR.



Servi par Le Groupement d'Intervention de Polynésie (GIP), une redoutable milice constituée de vrais nervis, il a étendu son pouvoir sur l'ensemble de la société polynésienne, sur l'économie, le commerce, la politique, la presse et la justice locale.

Il a placé les siens aux postes clés, faisant surveiller ses adversaires par ses propres agents de renseignement. Un comité s'est créé afin d'obtenir la lumière sur la disparition du journaliste Jean Pascal Couraud dont certains pensent qu'il a été assassiné par le GIP en raison d'une enquête qu'il menait sur des comptes de Chirac au Japon.

Jamais son corps n'a été retrouvé.



Le sénateur Gaston Flosse, élu du RPR puis UMP, a été le pire parlementaire de la République qui puisse exister. Il a systématiquement entravé l'action de l'Etat, incitant les Tahitiens à  en contester les décisions.

Je le soupçonne d'ailleurs, d'avoir éprouvé un certain plaisir à faire chanter la Marseillaise par la chorale des Mormons de Tahiti lors de la visite de Chirac en 2003. L'hymne d'un Etat laïc entonné par les représentants d'une secte. Ca a de la gueule, n'est-ce pas ?

Moi, je n'ai pas ri.

Je n'ai pas ri non plus devant l'inénarrable chantier de la mairie de Pirae et le luxe tapageur des bâtiments de la présidence à Papeete. Ne cherchons pas la devise de la République sur ces édifices financés par nos impôts. La devise de Flosse, reprise par l'insupportable caste arrogante qui s'est constituée autour de lui, est plutôt  " à nous le beurre et l'argent du beurre".

Certains de ses représentant ont d'ailleurs précédé Gaston à la prison de Nuutania.

La mairie de Pirae (15 000 habitants)

Démagogie, populisme, culte du chef par les militants de son parti local le Tahoeraa huiraatia, les procédés les plus détestables et les moins démocratiques ont été utilisés pour conserver le pouvoir.

Mais qu'à fait la droite française face à  ces provocations permanentes connues de tous ?

Rien. Silence radio.

A lui qui rêvait de traiter d'égal à égal avec les chefs d'Etat du Pacifique, Chirac et le RPR ont offert sur un plateau un statut d'autonomie, modifié plusieurs fois, avant finalement,  de lui accorder les pouvoirs d'un potentat.

Pour cela il a fallu modifier la Constitution. Et il a fallu une majorité des 3/5èmes  pour l'adopter !
A l'UMP, certains ont dû y trouver un intérêt puisque Sarkozy a proposé le même statut à la Corse qui, heureusement, l'a repoussé par référendum.

L'affaire Flosse éclaboussera peut-être Chirac ainsi que quelques barons sur le déclin.  Je crains toutefois que cela ne soit l'arbre qui cache la forêt. 

Pour cette raison, les projets d'autonomie qui fleurissent dans les DOM ne m'inspirent guère confiance. Sauf à nommer des clones d'Eva Joly un peu partout sous les cocotiers, nos poussières d'empire continueront à alimenter des caisses occultes pendant que leurs habitants, comme c'est le cas en Polynésie, vivent de plus  en plus nombreux dans la misère et la pauvreté.

Edit de 00h 30 : ici les méthodes de G. Flosse

jeudi, 12 février 2009

Si un jour...

C'est l'une de mes fleurs préférées, un arbuste buissonnant, vu pour la première fois en Nouvelle Zélande et  souvent retrouvé ailleurs, toujours près d'un tropique.

Son nom m'est inconnu mais peu importe, si un jour j'ai une maison avec un jardin, j'en planterai à portée de regard.

Vous avez compris que la maison serait elle aussi près d'un tropique, n'est-ce pas ?

mardi, 20 janvier 2009

Il nous vient du passé


Vous qui passez par ici, inclinez-vous devant ce respectable ficus religiosa ou arbre de Boudha que Bernardin de St Pierre, Darwin et Baudelaire ont rencontré aux cours de leurs voyages respectifs à l'île Maurice. Il a 250 ans et je lui souhaite encore longue vie.

Jardin botanique de Pamplemousses, Île Maurice

vendredi, 16 janvier 2009

A l'île Maurice

                                                                                                                                
J' aime ce sol que tant d' étrangers adoptent, où tous les biens nécessaires abondent, et qui est préférable aux deux Indes par sa température, par la bonté de ses végétaux, et par l' industrie de son peuple. 

Henri Bernardin de St Pierre : Voyage à l'ïle de France

vendredi, 9 janvier 2009

En vol (2)


Mon voisin est tout à fait charmant. Il prend peu de place et ne ronfle pas. Assommée par deux jours de randonnée à Mafate, je m’endors. Les hurlements d’un blondinet de deux ans nous réveillent tous.
Deux heures durant nous supportons ses cris. Ses parents sont incapables de le faire taire et j’ai envie de les piler !  Quant enfin il se calme, le commandant de bord nous annonce des turbulences. Sans doute sommes-nous à proximité de l’équateur et de la ZIC.
Bingo ! La carte confirme mes supputations. Nous n’avons pas fait la moitié du chemin et sommes secoués comme dans un 4X4.

Je finis par me rendormir, bien emmitouflée dans ma couverture. A mon réveil, il fait encore nuit.  Le ciel est clair et l’on aperçoit les lumières d’une grande ville ainsi que des navires dans un port.  Leurs balises me paraissent bien étranges.  En fait, nous survolons le Sahara et les torchères des puits de pétrole. Curieuse, cette intuition de survoler un océan, quand il s’agit du désert …

 Mon esprit gamberge en pensant au Bédouin suprême et j’ai un peu les chocottes. Pourvu qu’il ne lui passe pas par la tête de faire descendre notre avion au dessus de son territoire !

                                                                                            Photo Nasa

Le reste du vol se passe entre veille et sommeil et je me régale en observant la Sicile de nuit. La densité de l’éclairage électrique étant proportionnelle à celle de la population, le littoral de cette île doit être très peuplé pour scintiller autant. Dommage que l’on ne puisse pas faire de la lecture de paysage en avion avec nos élèves…

Nous atterrissons à Roissy. Il fait gris, assez doux et j’ai 6h d’attente avant de prendre mon TGV. Une négociation pour avancer l’heure de mon départ s’impose.


lundi, 5 janvier 2009

Escale à Maurice (1)

Après quelques semaines de silence forcé en raison de problèmes techniques, ce blog reprend vie.. Malgré tout, j'ai rédigé de courts billets ...Ils sont publiés avec retard mais peu importe !

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dimanche, 21 décembre 2008

Départ virtuel et voyage réel

Ce blog nomade va de nouveau changer de campement. Il prend maintenant trop de place et doit quitter l'hospitalité de Webou son hébergeur.
Je remercie ici toute l'équipe de cette plate forme ainsi que Mike, le général en chef.
Si vous avez envie de créer votre site, n'hésitez pas. Vous  y serez bien accueillis et aidés avec efficacité. Le forum est très actif et le pannel rudement bien fait. 

Avec Leeloolène nous étudions ( surtout elle...) les modalités du déménagement. C'est pour bientôt et vous en serez avertis ici.
 En attendant, je termine les valises pour un voyage qui n'a rien de virtuel et me conduira en métropole puis à l'Île Maurice.  De belles rencontres sont prévues. Mais je n'en dis pas plus pour l'instant.

samedi, 22 novembre 2008

Ô Tahiti



" Manureva", chanté par Poline est un chef d'oeuvre de la variété tahitienne des années 60.  Puisse cette jolie musique des îles apporter à  Leeloolene le soleil qui lui est indispensable !

vendredi, 31 octobre 2008

Petit Paumotu deviendra grand

C'était le premier voyage à Tahiti de ce  petit garçon venu de Fakarava dans  l'archipel des Tuamotu et saisi au moment même où nous quittions le tarmac pour entrer dans l'aéroport de Faaa.

dimanche, 14 septembre 2008

Allègres baleines


photo prise à La Réunion et aimablement transmise par Jérôme

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jeudi, 28 août 2008

Zoreilles


Nous voilà installés grâce à l'accueil magnifique de Patryck et Zahra qui nous ont offert des conditions idéales pour partir à la recherche d'un logement et de véhicules. Ensuite, il a fallu s'équiper et éplucher les petites annonces pour trouver l'essentiel.

La maison est très agréable, bien orientée et ventilée, avec un jardin suffisamment grand pour accueillir les bananiers et les papayers qu'Azote s'est empressé de planter.
Les sensitives ayant déjà envahi la pelouse et étouffé les quelques malheureux arbustes plantés par le promoteur immobilier, je me suis empressée de les arracher. Ce sont des plantes qui amusent beaucoup les enfants car leurs feuilles se referment au moindre contact mais ce sont surtout des pestes végétales particulièrement prolifiques, dotées d'épines cruelles et d'une énergie incroyable.
Hélas, les travaux de jardinage se sont interrompus au deuxième coup de pioche qui m'a vue bloquée à angle droit et dans l'incapacité de me redresser.
Passons sur la douleur et les différents remèdes et moyens employés pour retrouver une posture plus en rapport avec mon âge et revenons à notre maison.

Elle est toute neuve et assez pimpante avec ses gros volets gris et blanc et sa dentelle de lambrequins.
Bien sûr, il y a une jolie varangue que nous n'utilisons pas pour l'instant car il fait froid. C'est l'hiver austral et l'on dirait bien qu'en cette saison l'Antarctique se rapproche de la Réunion.
Heureusement, la salle de séjour est exposée Est/Ouest et la sublime lumière de l'après-midi nous offre des ciels étonnants. Mais tout de même, la pluie est froide et par moments, le vent glacé.

Autour de notre commune ce ne sont que vallons, sommets doucement arrondis et champs de canne. C'est un paysage travaillé, dessiné et remanié par l'homme. Un paysage d'île à sucre dont l'histoire du peuplement se lit à travers la diversité des visages rencontrés.

Désormais, zoreilles, il nous reste à tout découvrir de ce petit territoire des mers du Sud.

jeudi, 13 mars 2008

En attendant les merles moqueurs

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dimanche, 3 février 2008

Les petits enfants d'Henri le Navigateur

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