Une bonbonnerie so british à Strahan en Tasmanie. C'est aussi ma participation au Chic des Clics de Jathénaïs sur le thème "Gourmandises".
La galerie est visible sur le très beau site de Gilsoub.
Ces deux là m'épatent par leur constance.Tous les mois, depuis presque 4 ans, ils organisent ce concours et mettent en ligne les photos des illustres inconnus que nous sommes.
Ceci est ma première participation au jeu des titres de dame Akynou. La reine de la salle de jeux m' a attribué une liste de cinq titres d'oeuvres choisis par Anna et à glisser dans un texte racontant une rencontre avec une personne ou une oeuvre ou tout autre chose.
Le tout entre 1500 et 3000 caractères. Les titres sont en gras. Moi qui n'aime que les formats courts, j'ai souffert pour ajouter des caractères car mon billet n'en faisait que 800 au départ !
Encore un
jeu d'écriture sur le site de Kozlika. C'est le fameux " Dis moi dix
mots". Le tirage a donné une liste effarante que j'ai triturée à ma manière.
·
Prométhée
· un
lieu : le couloir
· un
repère temporel : 1848
· un
autre quelqu’un : Cidrolin
· un
nombre : 8
· une
couleur : rouge carmin
· une
caractéristique personnelle : le génie
· une
humeur : spleen
· un
objet : un disque dur
· un truc quelconque : un
accordéon
Dépoitraillée, en tête du
cortège, elle brandit le drapeau de la République : bleu, blanc,
rouge carmin comme le sang versé sur la barricade par Cidrolin l’ouvrier des
faubourgs. Elle est la Liberté guidant le peuple. Elle est le génie de la
révolution de 1830 et incarne le romantisme combattant.
Point de spleen, de
l’action ! Et en musique si possible : l’accordéon n’a été inventé
qu’un an plus tôt.
Telle Prométhée apportant le feu
divin aux hommes, elle offre aux Parisiens les droits confisqués par Charles X
le liberticide, déjà engagé dans le couloir de la destitution.
A ceux qui en doutent, il
s’agit bien de la révolution de 1830 et non de celle de 1848. J’ai vérifié sur
les 8 fichiers concernant cette période et enregistrés sur mon disque dur
externe.
C’était le soir béni où l’air était tiède et sentait la
montée de sève. Le soir attendu où la fenêtre était enfin ouverte et où je brûlais d’envie d’être
en manches courtes. Mais était-ce nécessaire
de créer un nouvel incident avec mes hôtes ? Fallait-il au nom de ma
liberté personnelle enfreindre une règle que toute la gent féminine de cette
maison respectait, au risque de déconsidérer l’amie qui m’avait invitée
dans sa famille ?
Nous étions arrivés quelques jours auparavant dans cette forteresse
d’argile rouge entourée de palmiers et d’arbres fruitiers. J’avais eu le malheur d’allumer une cigarette
en descendant de voiture et,ignorant
les signes désespérés de mon amie, tirais avec délices de profondes bouffées de
ma clope lorsque le maître de maison me fit fermement comprendre que je devais
l’éteindre.
Incrédule, je restai bêtement
plantée devant lui avant d’écraser du pied mon mégot à peine entamé. Une émotion indicible
me submergea, faite de colère, de peur et d’humiliation. Cette interdiction ne
s’adressait qu’à moi. Les hommes continuaient à fumer et le chauffeur du taxi
me regardait, goguenard, d’un air de dire « Tu n’as pas tout compris, ma fille...
Tu n’es pas en Europe ici, tu es chez nous, et chez nous les souris qui fument
sont des putes. »
Dans le jardin, le parfum des fleurs d’oranger se mêlait à celui du datura et
des belles de nuit. La nuit était douce
et l’on entendait au loin les tambours et les raïtas qui célébraient une noce. Un
couscous était prévu pour le repas du soir et j’avais participé à toutes les
étapes de sa préparation dans la cuisine de plein air. Il était temps de m'habiller.
Résignée, je me résolus à mettre une ample chemise à manches
longues afin de cacher la peau de mes épaules couverte de taches de rousseur
et susceptible d’attirer sur moi les regards lubriques de Dieu sait qui.
Fallait-il compléter cette toilette par une jupe qui découvrirait
mes jambes ou par un jean, certes moulant mais plus couvrant ?
J’optai pour le jean.
En entrant dans le salon, je restai interdite. Les femmes de la maison avaient troqué
leurs tenues traditionnelles pour des bustiers et des tops à fines bretelles portés
sur des shorts ou des jupes fendues. Mon amie m’offrit un whisky que j’acceptai
avec enthousiasme avant de remonter dans ma chambre pour me changer.
Le père de famille, en déplacement avec ses deux fils aînés pour une visite de deuil qui devait durer
plusieurs jours, il avait été facile d'acheter le silence du benjamin. Maintenant, à tour de rôle, les filles dansaient debout sur la table ronde et s’époumonaient
à pousser les youyous d'une liberté éphémère.
7ème et dernier grain destiné aux sabliers givrés de Kozlika. C'est Lyjazz qui a proposé l'amorce.
Ce matin, derrière la petite porte du n°5, des trucs pas
très ragoûtants… Un œil orange et gélatineux, et un alien bleu à cheveux verts.D’un coup de balai, je les expédie dans ma pelle puis dans
le seau à ordures.
C’est comme cela tous
les jours depuis un mois et demi. L’invasion
a commencé peu après les fêtes de fin d’année et, dès 18h, on les voit partout. Leur roi est un
chien crabier.
Gloutons, ils récupèrent tout ce qui peut leur faire profit
: couverts en plastique, boue, papier,
tissu, peaux de bêtes, indispensables à leur vie éphémère. Et puis le soir, en bande, ou en solitaires,
ils se rendent à de gigantesques rassemblements
ou mâles et femelles, se cherchent, se trouvent et
enfin se perdent dans des déhanchements passionnés qui trouvent souvent leur conclusion neuf mois plus tard.
Rien n’a d’importance pour ces êtres affligeants, ni
la Loi, ni la famille, ni la religion. Seuls comptent, le rhum, la musique et la
danse dans l’anonymat le plus absolu.
Je hais ces
bacchanales contraires à la loi de Dieu. Que brûlent dans l’Enfer éternelces bêtes de carnaval et leurs masques impies !
6ème grain de sable, déjà, afin d'emplir le sablier givré de Kozlika L'amorce de ce billet a été proposée par BbT.
La tripoteuse de tête
est rentrée de vacances. On se revoit donc, dans le moelleux de son cabinet.
Tout est doux chez elle, les tapis, le fauteuil, son sourire, ses yeux. Pas sa
voix. Elle a le phrasé râpeux. Toujours au bord de la quinte de toux. Rançon
de dizaines d’années à fumer du tabac blond anglais.
Heureusement, elle parle peu mais je n’en mène pas large.
Pourvu que cela s’arrête rapidement.
Méthodiquement, elle reprend son dossier et récapitule les
étapes de son travail.
Le silence s’installe car aujourd’hui j’ai décidé de me
taire, de laisser venir les choses. A la dernière séance, j’ai questionné, pleuré et même crié tant ma souffranceétait forte. Elle a sorti sa boîte de kleenex
et je me suis tamponné les yeux pendant qu’elle continuait son œuvre, impassible.
En sortant, je n’ai même pas osé me regarder dans une
glace. Je me sentais coupable. De quoi ?
D’être imparfaite,et inachevée.
Allongée sur le fauteuil de relaxation, je l’écoute. Elle m’annonce
que nous en sommes à la dernière séance et qu’elle ne peut plus rien ajouter à la personne que je suis devenue.
Elle trouve que j’ai beaucoup changé. Ceux qui me connaissent seront surpris de
ma transformation.
Je n'en suis pas certaine et cependant, pour la première fois,accepte le miroir qu’elle me tend.
Elle a raison. La greffe de cheveux
à bien pris et des dizaines de petites touffes alignées comme des poireaux comblent le vide de cette
hideuse calvitie qui m’a ôté ma féminité. Bientôt j’aurai une frange.
5 ème participation aux sabliers givrés de Kozlika. L'amorce a été proposée par Benjamin.
Oups, ça fait bizarre,
non ? Avant, il me parlait de mon succès assuré en amour, de mon impatience
coupable au travail, de mes relations sociales assymétriques et là, une
citation sur les gens qui se croyaient indispensables.
Pourtant, il m’a
reconduite à mon poste, comme tous mes collègues.
Oui, j’ai fait un beau mariage et épousé cet ancien socialiste,
énarque et haut fonctionnaire international. Tout le gotha était là pour admirer
ma toilette, mes bijoux et ma somptueuse chevelure bouclée qui attire les
caméras comme le miel attire les abeilles.
Il a été le premier à me féliciter. A sa manière, à la fois
maladroite, tonitruante et vulgaire.
Oui, j’ai mauvais caractère et mes collaborateurs me
quittent les uns après les autres. Pauvres
petits qui n’arrivent pas à assumer les responsabilités que je leur confie !
Une chose est de proclamer la nécessité de réformer, une autre est de mettre en
œuvre les dispositions indispensables à cette réforme. J’ai besoin de sabreurs,
de pointeurs, de tueurs sans états d’âme. Peu me chaut que les timorés s’en aillent voir
ailleurs si la politique est plus douce.
Il le sait, il le veut et il l’exige à chacune de nos
rencontres. C’est son objectif majeur. La
clé de voûte de ses vengeances .
Oui, mes amis de banlieue dînent avec moi dans les palais de
la République. Et tant pis pour le maître d’hôtel s’ils ne savent pas
reconnaître la fourchette à huitre de la fourchette à gâteau. Tant pis aussi pour le chef du
protocole qui me supplie de surveiller mon langage.
Il en rit, et même, il en jouit, lui qui déteste les conventions et les règles de savoir vivre
mais ne crache pas sur le plaisir d’être servi. Humblement.
Il n’empêche. Tout se jouera au prochain remaniement.
Voilà un troisième
grain pour le sablier givré de Kozlika. L’amorce est proposée par Saperli à partir du billet Oro Scope du blog de Mavie
Lundi, je fus pris d’un grand
coup de blues. Alors je suis allé faire un tour du côté de mes balades
adolescentes.
J’ai sorti mon vieux vélo et tourné au coin de la rue, droit sur l’Ouest et
l’océan. Sur la route côtière, j’ai cahoté, dans les gaz d’échappement des vieux
bus et des 4X4 jusqu’à la voie de chemin de fer, pour me diriger ensuite vers les
grandes falaises de grès. C’est là que s’achève l’immense meseta de ce pays, à
30m au dessus des vagues.
L’herbe était drue et
les abeilles butinaient intensément les pâquerettes. Le soleil, déjà bas dans le ciel,
promettait un embrasement de l’horizon. C’était la bonne heure. Je voulais
voir les embruns des grandes marées de mars s’éclairer de rose et de violet et
asperger la forêt de mimosas au-delà de
la route.
Le vendredi après-midi, nous venions souvent en bande, à
BB Peugeot, à Mobylette, à Solex. Tous les garçons du quartier se retrouvaient
ici, cigarette au bec, à contempler en
silence le flux et le reflux des vagues gigantesques dont il fallait se tenir
soigneusement à l’écart. Cette puissance nous fascinait. Il arrivait que l’un
de nous simule une course vers la mer. Tous les autres hurlaient alors : «
T’es pas chiche ! » Il fallait ruser pour ne pas y aller sans
perdre la face. Cela nous amusait beaucoup.
A ce jeu, Pépite était le roi. Il portait bien son surnom, vif et craquant comme les graines de pastèque grillées qu’il consommait à
longueur de journée, même en classe. Cela ne l’empêchait pas de tchatcher. La tchatche, il savait la faire
le Pépite ! Auprès des filles, auprès des parents auprès des profs… Et ça
marchait. Toujours.
Lorsque, comme nous tous, il est parti vivre en France, le malheur rencontré l'a perdu. Alors, revenu en vacances, au
bord de ces falaises il s’est solidement attaché à son Solex et a sauté, à fond la
caisse, dans les vagues.
Tel est le deuxième grain que je propose afin de remplir le sablier givré de Kozlika. L'amorce de ce texte est choisie par Malgven et provient du blog de Zub : billet Nostalgie
Les sabliers sont de
retour. Cette année, Dame Kozlika nous les propose givrés. Celui-ci est ma
première participation sur une amorce proposée par Agaagla (pseudo de
circonstance, mais j'ignore si c'est voulu) et rédigée par Mavie sur son blog Une vie rêvée : Séduire comme une femme «
Et si, je me disais l’autre jour après avoir entendu une programmation
musicale appropriée, et si la femme des “yeux revolver” (Marc Lavoine)
et la “femme libérée” (Cookie Dinger) était une seule et même personne.
Je me rends compte que je suis une gourde de ne pas y avoir songé
avant. »
Tout de même, plus j’y songe et plus je suis
sûre que cette femme est ma voisine. Il faudra que je demande à Mimi ce
qu’elle en pense.
Tiens, la jupe fendue, c’est bien elle !
Et Marie-Claire , elle l’achète toutes les semaines.
Et les mecs ! Il en défile un paquet chez elle.
C’est
vrai qu’elle est fragile, ma voisine. Une fois, je l’ai vue pleurer
dans l’ascenseur. C’est vrai aussi qu’elle a le regard qui tue. Oh la
la ! Le gars du deuxième, il est touché à mort, le pauvre. Il faut
voir comme il lui tient la porte de l’immeuble.
Bon, c’est pas
si facile, hein, d’être une femme libérée. Faut gérer les rendez-vous,
tout ça…la gym, le coiffeur. C’est du boulot !
Je pourrais peut
être essayer. Pour commencer, faire le regard qui tue à mon Minou,
histoire de le mater un peu. Ensuite, ce serait : « Aux pieds, mon
Minou, couché mon Minou ! Pas bouger mon Minou ! ». Juste pour me
libérer un peu, un tout petit peu.
Anita, lanceuse de caramels , m'a taguée pour ce jeu qui court la blogosphère et que j'aime bien.
Choisir un livre, l'ouvrir à la page 123
Recopier la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes
Indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition
Taguer 4 personnes.
Il n'empêche : l'amalgame Nègre/jazz/Juif aidant (les intellectuels et musiciens juifs allemands ayant été très réceptifs au jazz), Goebbels, le 14 décembre 1937, bannit de la radio allemande toute la musique étrangère "non aryenne", jazz inclus. Il interdit aussi d'en vendre en Allemagne tout enregistrement (édit qui devait entrer en application à dater du 1er avril 1938). Il alla même, deux jours après la déclaration de la guerre, le 4 septembre 1939, jusqu'à interdire tout dancing public - mesure si impopulaire qu'elle fut ramenée avant la fin du mois à l'interdiction d'ouvrir avant 19 heures. Catherine Coquery-Vidrovitch ; "des Victimes oubliées du Nazisme, les Noirs et l'Allemagne dans le première moitié du XXème siècle", le Cherche-midi, 2007.
Voici ma participation au Diptyque 2 d'Akynou (2ème jeu), saison 4. Le texte à illustrer est de Gilda .
« - C'est bizarre de voir le supermarché où au temps des enfants petits
et musiciens on a passé tant de minutes comptées entre deux
allers-retours au conservatoire être en train de se faire entièrement
chambouler. Se dire encore quelque chose de ton temps qui disparaît.
Que bientôt il n'y aura plus aucune preuve que nous avons ensemble
existé. Et pour moi plus aucun repère de souvenir (tiens, l'allée où
mon téléphone avait sonné quand tu m'avais appelée pour m'annoncer que
ça y était, tu avais ...).
»
Ceci est ma participation au Diptyque 2 d'Akynou (1er jeu) , saison 4. La photo proposée est celle-ci
Cette tempête de début d'automne surprend tout le monde. Le camion qui nous a prises en stop à la sortie de Grenoble
a dérapé sur la neige fraîchement tombée et sa remorque s’est mise en travers
de la chaussée bloquant la circulation.
Il est 9h du soir, à pieds et en sandalettes, Nellyet moi franchissons les derniers cent mètres
du col du Lautaret en grelotant dans le noir et en essayant de ne pas glisser
sur la neige déjà gelée. D’immenses congères bordent la route et derrière nous, la
file des semi-remorques et des voitures arrêtés serpente vers le bas. Loin
devant, il y a des lumières dans la direction de Briançon. Les conducteurs
qui le peuvent font demi-tour mais aucun n’accepte de nous prendre à bord. Trop
pressés, pas de place …
Si mon père me voyait…lui qui ne m’a jamais laissée
grimper à une échelle…
Nous marchons en chantant,pour nous réchauffer et nous donner du courage. Merci Brassens,
merciMarc Ogeret. Notre répertoire est
inépuisable, comme le sont notre énergie et notre inconscience.
Je me dis que nous sommes dans le pétrin et qu’il va falloir
sortir de cette situation. Mais comment, sinon en marchant ?
Les lumières qui semblaient proches s’éloignent en fait de
plus en plus et, par malheur, mon paquet de cigarettes est vide.
Peu de voiture circulent mais aucune d’entre elle ne
s’arrête, de peur sans doute de ne pas pouvoir repartir.
Enfin, un tracteur venu au secours des automobilistes nous embarque. Une fille sur
chaque marche-pied. Bien qu’il avance très lentement, nous claquons des dents à cause de l’air glacé
quinous fouette. C’est tout juste si
nous ne préférons pas reprendre notre marche quand il nous dépose au milieu d’un
petit village, à la porte d’un café PMU encore ouvert pour accueillir les victimes du mauvais temps.
Infusion, grog, sandwich au saucisson de montagne, pâté
maison, nous sont servis, accompagnés d’une belle remontée de bretelle.
Le mari de la patronne n’y va pas par quatre chemins :
nous sommes « complètement azimutées ! » et jamais nous
n’aurions du quitter le camion. Il a raison.
La bouche pleine,
près du gros poêle à bois, je mastique avec délice… Jamais je
n’oublierai la saveur de ce pâté, celle
du pain, ni, la petite nappe à carreaux rouges et blancs.
Oyez, Oyez, braves lecteurs ! De sa bonne ville de Tours, Akynou a relancé le jeu blogosphérique le plus stimulant de la blogosphère. N'hésitez pas. Redonnez du corps et de la vigueur à votre blog en jouant au diptyque. Ma participation est là. En dessous.
"Cette fois-ci ça ne se passera pas comme ça ! Ils peuvent bien me ficher, je m’en fiche justement.
Il fait encore jour… La nuit sera courte dans le bureau du doyen.
J’espère que Prost a pensé aux duvets et au jeu de tarot. Ce n’est pas à un ancien soixante huitard qu’on va la faire hein ! Pas question de fermer l’œil pour se laisser surprendre par les CRS en pleine occupation des locaux.
Putain, qu’il est lourd ce sac de bouffe !
80 rondelles de saucisson sec, 8 tranches de pâté, 1 andouille de Vire, 3 camemberts, 2 pains bio, 2 kilog de pommes et 3 litres de rouge.
Heureusement que ma veste a de grandes poches… Merde ! J’ai oublié le sucre pour le café.
Ils me font rigoler avec leur réforme universitaire…Non mais ça va pas non ? Supprimer l’ HIER, notre Haut Institut d’Etudes et de Recherches … Et puis quoi encore ?
Va falloir qu’elle vienne négocier avec les historiens, la ministresse ! Elle va la vivre de près, l’Histoire avec un grand H.
Et elle a intérêt à se magner parce que moi, lundi, je suis de jury de thèse."
Tili a lancé un jeu convivial sur son blog. La convivialité c'est son truc à Tili. C'est une blogueuse épatante qui milite dans une association, élève ses trois enfants, et avec une logique et une rigueur toutes scientifiques, pousse de salutaires coups de gueule qui vous remettent les idées en place. Sur son site, Tili raconte son quotidien mais aussi sa lutte contre le cancer. C'est l'un des sites que je fréquente le plus parce qu'il offre des sujets de réflexion dans des domaines où je ne m'aventure jamais.
Donc, le jeu de Tili dont le règlement est ici, consiste dans un premier temps à proposer une recette de cuisine.
Celle que je mets en ligne m'a été indiquée au cours d'une soirée tropicale. Soirée de départ d'un haut fonctionnaire, au bord d'un lagon et sous les cocotiers. Pour le reste, c'était assiettes et couverts en plastique. Les invités avaient été priés d'apporter chacun un plat. Autant dire, que le haut fonctionnaire et son épouse haute fonctionnaire elle aussi, ne s'étaient pas cassé la tête. Rien de surprenant. Sous toutes les latitudes et dans ce domaine, la réputation des Français n'est plus à faire.
Assise à côté d'une dame, j'évitais de montrer que je m'ennuyais ferme. Les conversations tournaient autour de l'hostilité de plus en plus marquée des habitants du cru à l'égard de la mère patrie et des turpitudes de celui qui était à leur tête. Je trouvais cela barbant. Loin de la métropole, nous adorons jouer les experts. Partout. Mais combien refusent de courber l'échine devant ces petits dictateurs de république bananière?
Heureusement, le moment du dessert est arrivé. Ma voisine de table avait apporté une mousse au chocolat absolument fameuse que le petit groupe que nous formions à l'écart des beaux parleurs a égoïstement engloutie.
Je suis repartie avec la recette griffonée sur mon agenda. Rien de bien différent de celle que je pratique habituellement. Et pourtant...
Tili, d'elleestfollecellelà, organise un concours de photos sur le thème du printemps.
Il y aura des lots pour les gagnants ! Oui, des vrais lots, qui permettent de faire connaissance avec une association de prévention Art, Sport, Entraide.
Alors, voilà les miennes.
Le choix n'a pas été difficile, je n'en ai que quatre, prises l'an dernier sur le Pilat.
Parce que pour ce qui est des saisons ici, il y en a 2 : une sèche et une mouillée. En ce moment d'ailleurs, c'est très mouillé.